PoèmePartie « Nothing Can Come Between Us »
Hours Pass By
Quatre pensées d'intimité, une famille rêvée et une longue attente : comment Tupac fait pleurer Cupidon dans « Hours Pass By ».
- Livre
- The Rose That Grew from Concrete (1999)
- Partie
- Nothing Can Come Between Us
- Texte original
- non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre
Pendant plus de trente poèmes, la deuxième partie de The Rose That Grew from Concrete tourne presque exclusivement autour de l’amour et de l’amitié. Hours Pass By vient clore cette section la plus volumineuse du recueil, « Nothing Can Come Between Us ». Le poème ne comporte aucune dédicace.
Du désir à la fierté : quatre fois « I think of »
Tupac structure le poème sous la forme d’une énumération. À quatre reprises, le narrateur commence par « I think of » : il pense au fait de serrer celle à qui il s’adresse dans ses bras et de coucher avec elle ; à la manière dont elle élèverait ses enfants et à ce qu’ils deviendraient ; à la solitude qui était la sienne avant son arrivée ; ainsi qu’à la joie ressentie lorsqu’elle lui a confié penser elle aussi à lui.
Le ton passe ensuite du désir à la fierté : il se dit fier d’être le cœur qu’elle a choisi d’avoir pour ami. Ce n’est qu’à la fin que le poème livre son titre : les heures passent et Cupidon pleure jusqu’à ce que tous deux se revoient. Le manque se transforme ainsi en une image de l’attente dans laquelle le dieu de l’amour souffre lui-même.
« SEED » en majuscules : le désir de fonder sa propre famille
La pensée d’un enfant en commun retient l’attention, Tupac la mettant en relief grâce au mot « SEED » en lettres majuscules. Le désir de fonder sa propre famille traverse plusieurs poèmes. Le plus explicite est Under the Skies Above, qui porte dans l’ouvrage la mention « After the Miscarriage » et s’adresse à un enfant à naître. Pour un jeune homme qui a lui-même grandi sans père, ce motif est révélateur. Cette interprétation découle de plusieurs poèmes, comme If I Fail.
Cupidon revient également dans le livre : il apparaît aussi dans Cupid’s Smile II et The Tears in Cupid’s Eyes. Selon la préface d’Afeni Shakur, Hours Pass By a été composé entre 1989 et 1991 ; aucune date plus précise n’est attestée. L’introduction offre une vue d’ensemble sur la totalité du recueil et de ses poèmes.