Aller au contenu
Design :StandardSérigraphie
Le site allemand consacré à Tupac Shakur · depuis 2002 Vie, œuvre, entourage et mort Design :StandardSérigraphie
United·Tupac.Com Depuis 2002
Menu

PoèmePartie « Nothing Can Come Between Us »

Black Woman

La force comme pilier de l'amour : dans « Black Woman », Tupac supplie sa partenaire de résister de toutes ses forces à sa propre part d'ombre.

Livre
The Rose That Grew from Concrete (1999)
Partie
Nothing Can Come Between Us
Dédicace
4 Marquita
Texte original
non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre

Au-dessus du poème figurent quatre caractères : « 4 Marquita ». L’identité de Marquita n’est pas documentée. Dans le recueil The Rose That Grew from Concrete, Black Woman se trouve dans la deuxième partie, « Nothing Can Come Between Us ». C’est l’un des textes dans lesquels Tupac esquisse sa vision de la femme noire : digne, forte et indépendante.

Ce qui l’a attiré doit les maintenir debout tous les deux

Le poème compte trois strophes, et toutes tournent autour d’un mot : la force. Dès le premier jour, le narrateur affirme l’avoir perçue chez cette femme, un esprit fort qui l’a attiré. Il lui souhaite qu’un sourire remplace le chagrin qu’elle a connu par le passé. Et il en tire une conclusion claire : ce qui l’a attiré doit également porter leur relation.

Dans la troisième strophe, le texte se retourne contre le narrateur lui-même. Il met en garde contre sa propre facette négative, qui tentera d’altérer la jeune femme, et la supplie de lutter de toutes ses forces contre cette influence. Sa force à elle doit les maintenir tous deux debout là où d’autres tombent. Un poème d’amour qui nomme ouvertement les faiblesses de l’homme et fait de la femme la force motrice était inhabituel pour un jeune rappeur à la fin des années 1980.

Un idéal qui s’étend jusqu’à « Keep Ya Head Up »

L’idéal de la femme noire forte réapparaît à d’autres endroits du recueil : dans Jada comme dans les poèmes adressés à sa mère, par exemple Family Tree. Dans sa musique, il est devenu le thème central de Keep Ya Head Up (1993), un morceau qui s’adresse explicitement aux femmes noires et appelle au respect. Voir dans Black Woman une première ébauche de ce titre est une interprétation évidente, mais qui n’est pas attestée.

D’après la préface d’Afeni Shakur, le poème a été écrit entre 1989 et 1991 ; il ne bénéficie d’aucune datation plus précise. L’introduction offre une vue d’ensemble du livre et de l’ensemble des poèmes.