PoèmePartie « Just a Breath of Freedom »
U R Ripping Us Apart!!!
« Dedicated 2 Crack » : comment Tupac accusa la drogue qui déchirait sa famille, l'étape non réconciliée avant « Dear Mama ».
- Livre
- The Rose That Grew from Concrete (1999)
- Partie
- Just a Breath of Freedom
- Dédicace
- Dedicated 2 Crack
- Texte original
- non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre
Le « tu » de ce poème n’est pas un être humain, mais la drogue. « Dedicated 2 Crack » constitue l’une des dédicaces les plus dures écrites par Tupac. Dans U R Ripping Us Apart!!!, il accuse la drogue qui a déchiré sa famille. Le poème figure dans la troisième partie de The Rose That Grew from Concrete, « Just a Breath of Freedom ».
Trois ne faisaient qu’un, jusqu’à ce que l’un d’eux faiblisse
Tupac décrit un triangle qui n’avait jamais été brisé tant que la drogue était absente : trois personnes qui ne faisaient qu’un. Puis deux ont repoussé la drogue, mais l’une d’elles a faibli et l’a acceptée, et depuis, elle les déchire tous. Viennent ensuite l’impuissance, la douleur et l’image d’un ciel qui s’efface. La ligne centrale constate que son héros a été vaincu par la drogue.
Le poème ne dit pas qui forme ce triangle. L’interprétation la plus évidente s’impose : Tupac, sa sœur Sekyiwa et sa mère Afeni Shakur, qui était dépendante de la drogue dans les années 1980. Cela reste une interprétation, mais elle est étayée par le poème voisin : dans le livre se trouve juste avant When Ure Hero Falls, dédié à « 4 My Hero (My Mother) », avec la même image du héros déchu.
L’étape non réconciliée avant « Dear Mama »
Ce que Tupac consignait ici, vers l’âge de vingt ans, à coups de points d’exclamation et de désespoir, il l’a retravaillé plus tard publiquement. Dans Dear Mama, sorti en février 1995, il aborde ouvertement l’addiction de sa mère, mais cette fois avec gratitude et réconciliation. Le poème montre l’étape antérieure, non réconciliée, de ce parcours.
Mis en musique par dead prez, publié par sa mère
Sur l’album The Rose That Grew from Concrete (2000), il est interprété par dead prez. Il n’existe pas de datation précise ; selon la préface du livre, les poèmes ont été écrits entre 1989 et 1991.
Le fait que ce soit précisément Afeni Shakur qui ait publié ce livre après sa mort et y ait apporté une préface confère au texte une sincérité toute particulière : la famille n’a pas caché ce poème.
En savoir plus sur le livre et retrouver tous les poèmes dans l’introduction.