PoèmePartie « Liberty Needs Glasses »
How Can We Be Free
Mandela en prison, Howard Beach et violences policières : Tupac s'en prend à la Liberté aveugle et demande comment les Noirs américains peuvent être libres.
- Livre
- The Rose That Grew from Concrete (1999)
- Partie
- Liberty Needs Glasses
- Texte original
- non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre
Il faudrait être aveugle pour croire à l’égalité pendant que Nelson Mandela pourrit dans une cellule de prison : c’est sur ce doute envers sa propre communauté que s’ouvre How Can We Be Free. Dans le livre The Rose That Grew from Concrete, ce poème prend place dans la quatrième partie, intitulée d’après Liberty Needs Glasses, qui rassemble les textes les plus politiques de Tupac. Il est parfois répertorié sous le titre How Can We Free.
De Howard Beach à la malédiction de la statue de la Liberté
À ce doute envers la communauté succèdent des exemples pris aux États-Unis. Tupac évoque Howard Beach, dans le Queens, où en décembre 1986 Michael Griffith, âgé de 23 ans, fut mortellement percuté par une voiture alors qu’il fuyait l’agression d’un groupe de jeunes Blancs. Il déplore que les jeunes Noirs, dès qu’ils atteignent l’âge de 18 ans, s’engagent en masse dans l’armée, et que personne ne leur vienne en aide lorsque des policiers les harcèlent.
À la fin, le narrateur s’attend à être qualifié de raciste. Sa réponse tient en trois noms : George Jackson, abattu en 1971 dans la prison de San Quentin, Huey P. Newton et Geronimo Pratt, le parrain de Tupac, qui était alors toujours en prison. Pour finir, il maudit la statue de la Liberté.
Une rédaction probablement antérieure à février 1990
Le poème ne porte pas de date précise. Parce qu’il dépeint Mandela en prisonnier, plusieurs indices laissent penser qu’il a été écrit avant la libération de ce dernier en février 1990, sans que cela soit une certitude. De même, Huey P. Newton est mentionné sans aucune allusion à sa mort survenue en août 1989, ce qui ne permet pas non plus d’établir une datation sûre.
Une filiation directe avec « 2Pacalypse Now »
Sur le fond, une ligne directe mène à Liberty Needs Glasses, où la statue de la Liberté apparaît une nouvelle fois aveugle, et à Fallen Star, dédié à Newton. En musique, Tupac a prolongé cette colère sur 2Pacalypse Now (1991), notamment dans Trapped au sujet des violences policières.
L’introduction offre une vue d’ensemble du livre et de tous les poèmes.