PoèmePartie « Liberty Needs Glasses »
The Promise
Liberté contre obéissance : dans « The Promise », le jeune Tupac se méfie des puissants et dénonce leur promesse de liberté comme une pure hypocrisie.
- Livre
- The Rose That Grew from Concrete (1999)
- Partie
- Liberty Needs Glasses
- Texte original
- non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre
La liberté uniquement en échange de son propre esprit : c’est sur ce marché que s’ouvre The Promise. Le texte figure dans la quatrième partie, la plus politique, de The Rose That Grew from Concrete, intitulée d’après le poème Liberty Needs Glasses. Aux côtés de How Can We Be Free et de And 2morrow, il compte parmi les pièces dans lesquelles le jeune Tupac se confronte à l’État, au pouvoir et à la justice.
La liberté n’existe que lorsque l’esprit se tait
Le poème s’ouvre sur une phrase entre guillemets qu’il faut imaginer dans la bouche des puissants : la liberté serait accordée, mais seulement à condition d’abandonner son esprit. La justification avancée est que les méchants craignent cet esprit. Le narrateur réagit avec ironie : lui aussi aurait peur d’une passion guidée par la raison et d’un esprit ouvert à une époque où la corruption bat son plein.
Dans la seconde partie, son jugement devient manifeste : cette promesse serait de l’hypocrisie à l’état pur, une ruse pour réduire les gens au silence. Tupac annonce qu’il ne croira plus jamais à une promesse des « maîtres » de cet art. Il conclut sur l’idée que la tromperie ne prend pas auprès des cœurs honnêtes.
Le poème ne précise pas qui sont les « maîtres »
Le poème ne précise pas qui sont exactement ces « maîtres ». Dans le contexte de cette section du livre, il paraît vraisemblable qu’il s’agisse de l’État américain et de ses promesses de liberté envers les Afro-Américains. D’autres poèmes de cette même section mentionnent des prisonniers politiques comme Mutulu Shakur et Geronimo Pratt. Tupac a grandi dans cet environnement ; sa mère Afeni Shakur était issue du mouvement des Black Panthers. Cette mise en perspective constitue une interprétation et non une déclaration formelle de Tupac.
Le poème n’est pas daté ; d’après la préface, l’ensemble des poèmes du recueil a été rédigé entre 1989 et 1991. L’image de l’esprit « confisqué » demeure frappante : pour Tupac, la liberté sans résistance intérieure n’est pas la liberté.
En savoir plus sur le livre et retrouver tous les poèmes dans l’introduction.