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1995472 mots · 2 min

« C'est la véritable histoire » : la lettre de la plaignante à Vibe

En 1995, la jeune femme du procès contredit dans Vibe le récit de Tupac issu de « Ready to Live » : sa vision de la nuit à l'hôtel.

Original : lettre de la plaignante, sous le titre « The Alleged Rape » · Vibe · 1995

En avril 1995, le magazine Vibe a publié sous le titre « Ready to Live » la version de Tupac sur les événements qui l’ont conduit en prison. Peu après, la jeune femme dont la plainte en novembre 1993 avait mené au procès pénal a pris la parole. Jusqu’à cette lettre de lectrice, écrit-elle, elle n’avait raconté son histoire que sous serment devant le tribunal. Seule la version de Tupac était connue du public, et elle estimait être présentée de manière inexacte dans cet entretien.

Une divergence dès la première rencontre

Dès leur première rencontre au club Nell’s, son récit diverge totalement de celui de Tupac. Selon elle, le rapprochement sur la piste de danse venait de lui, et elle y aurait immédiatement mis un terme. En revanche, elle décrit la fin de soirée qui a suivi dans son hôtel comme consentie.

Un déroulement totalement différent de la seconde nuit

Pour la seconde rencontre, quelques jours plus tard, les versions divergent fondamentalement. La plaignante écrit qu’elle était venue à l’hôtel pour voir Tupac. Lorsque d’autres hommes sont entrés dans la chambre, elle aurait clairement signifié son refus. Elle affirme avoir été retenue et agressée sexuellement par plusieurs hommes, Tupac inclus. Ensuite, on ne l’aurait pas laissée partir immédiatement. Lorsqu’elle lui a demandé en larmes comment il pouvait lui faire cela, il l’aurait fait mettre à la porte.

Elle souligne qu’il ne s’agissait pas d’un piège et qu’elle ne connaissait pas les hommes de l’entourage de Tupac. Elle reconnaît ne pas avoir pris les décisions les plus avisées, mais affirme que rien de tout cela ne justifiait ce qu’on lui a fait subir.

Déclaration de culpabilité et peine de prison

Le 1er décembre 1994, le jury de New York a reconnu Tupac coupable de deux chefs d’agression sexuelle au premier degré et l’a acquitté des accusations les plus graves. En février 1995, il a été condamné à une peine d’un an et demi à quatre ans et demi de prison. Une action civile intentée contre lui par la femme s’est conclue plus tard par un accord à l’amiable.

Une voix d’égale importance dans les archives

Cette lettre constitue l’unique prise de parole de la victime au sein des documents d’archives, et elle figure sur un pied d’égalité aux côtés du récit de Tupac. Cette page fait le choix délibéré de ne pas mentionner son nom et ne rapporte les détails de son récit que dans la mesure nécessaire à la compréhension. Quiconque écrit sur la vie de Tupac ne peut faire l’impasse sur ce chapitre, ni sur son point de vue.

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