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1995-04486 mots · 2 min

Ready to Live (Partie 4) : La version de Tupac sur la nuit des faits

Vibe, avril 1995 : Tupac livre sa version des faits de 1993 qui l'ont mené en prison. Le tribunal et la plaignante ont vu les choses autrement.

Original : « Ready to Live » (partie 4) · Vibe · Kevin Powell · avril 1995

En novembre 1993, une nuit dans la suite d’hôtel de Tupac à Manhattan se termina par une intervention policière. Une jeune femme l’accusait, ainsi que des hommes de son entourage, d’agression sexuelle. Dans la quatrième partie de l’entretien, Kevin Powell l’interroge sur la procédure judiciaire qui a conduit Tupac en prison pour ces faits. Il livre ici sa version de la nuit des faits.

Figé, le regard détourné

Tupac décrit comme consentie une rencontre avec la jeune femme quelques jours plus tôt au club Nell’s, où « Nigel » et « Trevor » l’avaient emmené. Pour la soirée des faits, il raconte comment la femme est venue à l’hôtel et comment il s’est rendu dans une chambre avec elle. D’autres hommes seraient alors entrés. Tupac affirme qu’il est resté figé, qu’il a quitté la pièce et qu’il est allé se coucher à côté.

Lorsqu’il a été réveillé, la jeune femme aurait été bouleversée et lui aurait reproché d’avoir laissé faire cela. Peu après, la police est arrivée sur place. Lui-même n’a rien fait, affirme Tupac, mais il assure avoir honte de son silence. Il voulait faire partie du groupe.

Colère et évolution en prison

Cette procédure a transformé son regard sur les femmes. Pendant la période des poursuites, avoue-t-il, il a détesté les femmes noires parce que personne ne l’avait défendu après Keep Ya Head Up. Ce n’est qu’au cours du procès puis, plus tard, en détention, notamment au contact de surveillantes de prison, que son regard a changé. À la fin de cette séquence, il mentionne son nouvel album Me Against the World et déclare « Thug Life » mort.

La réponse du tribunal

Le récit de Tupac constitue une défense pro domo que le tribunal n’a pas entièrement suivie. Le 1er décembre 1994, le jury l’a reconnu coupable de deux chefs d’agression sexuelle au premier degré et l’a acquitté des accusations les plus lourdes.

Lors du prononcé de la peine en février 1995, Tupac a présenté ses excuses en larmes à la jeune femme, tout en persistant à affirmer qu’il n’avait commis aucun crime. La procédure engagée contre Jacques Agnant, identifié comme « Nigel » selon les récits les plus répandus, a été disjointe. Elle s’est conclue par une reconnaissance de culpabilité pour un délit sans peine de prison. Une action au civil intentée par la jeune femme a été réglée ultérieurement par un accord à l’amiable.

La plaignante n’a pas laissé le récit de Tupac sans réponse. Peu après la parution de l’entretien, elle lui a vigoureusement répondu dans une lettre adressée à Vibe. Son point de vue fait indissociablement partie de ce texte.

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