PoèmePartie « The Rose That Grew from Concrete »
Only 4 the Righteous
Pas un poème, mais un texte de rap des débuts : Tupac y présente son groupe Strictly Dope et DJ Dize sous forme d'interview au profil affirmé.
- Livre
- The Rose That Grew from Concrete (1999)
- Partie
- The Rose That Grew from Concrete
- Texte original
- non reproduit (droits d’auteur) ; voir le livre
Une interview rimée plutôt que des vers silencieux : dans la première partie du livre The Rose That Grew from Concrete, Only 4 the Righteous détonne. Le morceau est moins un poème qu’un couplet de rap. Il montre à quel point poésie et rap étaient étroitement liés chez le jeune Tupac.
Une interview percutante pour Strictly Dope
Le texte est construit comme une interview : chaque ligne s’ouvre sur un mot-clé entre guillemets, auquel le rappeur répond du tac au tac. Dès la première ligne, un jeu de mots apparaît : il affirme être « down with strictly dope », une allusion directe à Strictly Dope. Tupac a collaboré avec ce groupe de 1988 à 1991 sous la houlette du producteur Chopmaster J, aux côtés de Ray Luv et de DJ Dize. Dize est plus loin explicitement désigné comme le DJ chargé des scratches. Comme partenaire au micro, le texte mentionne un certain « Roc », dont l’identité exacte n’est pas documentée.
Rapports protégés, zéro drogue et un esprit affûté
Les réponses brossent le portrait d’un MC intègre et sûr de lui : le rap est son unique passe-temps, renoncer est hors de question, la drogue exclue à jamais. Les rapports intimes sont réservés à sa petite amie et toujours avec un préservatif. Pour finir, il présente l’esprit comme un bien précieux qu’il entretient et chérit, puis remercie poliment.
Raps et poèmes dans le même carnet
Selon la préface d’Afeni Shakur, les textes ont vu le jour entre 1989 et 1991, sans qu’aucune date précise ne soit parvenue jusqu’à nous. Ce texte prouve que Tupac écrivait ses poèmes et ses raps dans le même carnet et avec la même exigence. Ce ton conscient et sans drogue correspond, sur le plan de l’interprétation, à l’image véhiculée par le courant dit du rap positif de ces années-là.
Sur l’album The Rose That Grew from Concrete (2000), le texte est interprété par la rappeuse Rha Goddess.
Pour en savoir plus sur le recueil, consultez l’introduction.