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592 mots · 3 min

Only God Can Judge Me

Tupac et Rappin' 4-Tay de San Francisco sur « All Eyez on Me » (1996) : une chanson sur la faute, Dieu et la rue, bâtie sur un beat d'Audio Two.

Album 
All Eyez on Me, 13 février 1996 (disque 1, titre 10)
Label 
Death Row Records / Interscope Records
Production 
Doug Rasheed et Harold « Scrap Freddie » Fretty
Invité 
Rappin’ 4-Tay
Sample 
Top Billin’ d’Audio Two
Auteurs 
Tupac Shakur, Doug Rasheed, Anthony Forté (Rappin’ 4-Tay), Harold Fretty
Durée 
4:57
Certification 
platine en Nouvelle-Zélande (selon Wikipédia)

Only God Can Judge Me fait partie des chansons où Tupac traite la foi et la rue dans les mêmes lignes. Elle figure sur le premier CD de All Eyez on Me et c’est le seul morceau de l’album avec le rappeur Rappin’ 4-Tay de San Francisco. Avec environ 260 millions de streams Spotify (au 7 octobre 2026), elle compte parmi les titres d’album les plus écoutés, juste derrière les singles.

Genèse

La chanson est l’une des contributions de la Bay Area à l’album. Tupac avait emménagé en 1988 à Marin City, près de San Francisco (voir Biographie), et sur All Eyez on Me, on trouve à côté de 4-Tay aussi E-40, B-Legit, Richie Rich et Dru Down. Anthony Forté, le vrai nom de 4-Tay, a grandi dans le Fillmore District de San Francisco. Son premier couplet en invité figurait sur Life Is…Too Short de Too Short ; en 1994, « Playaz Club » (36e place du Billboard Hot 100) et, avec les Spinners, « I’ll Be Around » (39e place, 1re place en Nouvelle-Zélande) sont entrés dans les classements.

La production est partagée entre Doug Rasheed et Harold Fretty. Leur beat reprend Top Billin’, la face B de Make It Funky du duo de Brooklyn Audio Two (1987). Le beat avait été construit par Milk Dee et produit par Daddy-O de Stetsasonic ; le morceau est l’un des plus cités du hip-hop, et en 2007, Milk Dee a remercié dans une ligne tous ceux qui l’ont samplé et lui ont ainsi rapporté des droits d’auteur. L’enregistrement se situe dans les séances d’octobre à décembre 1995 aux Can-Am Studios ; aucune date précise n’a pu être attestée.

De quoi il est question

Le titre est un programme : seul Dieu doit juger Tupac, pas les tribunaux, les médias ou la politique. Lorsque l’album a été fait, il avait été condamné à New York pour abus sexuel, mais il était libre sous caution, déposée par Suge Knight (détails sur la page de l’album). On peut lire la phrase comme une image de soi : condamné par la justice et la presse, mais avec la prétention de rendre des comptes devant une instance supérieure.

Dans son couplet, 4-Tay apporte le regard de la rue, où la violence armée fait partie du quotidien. Le texte n’est volontairement pas reproduit ici ; on le trouve dans les bases de données de paroles.

Accueil et postérité

La chanson a grandi au fil des années plutôt que dans les classements. Aucun single ni clip n’est recensé dans les sources consultées ; elle a vécu grâce à l’album, puis au streaming : 260 342 163 streams Spotify au 7 octobre 2026 (selon kworb.net). Le rappeur Master P a appelé en 1999 son huitième album studio Only God Can Judge Me ; il a atteint la 2e place du Billboard 200 (Wikipédia).

4-Tay est resté fidèle à sa région et a fondé en 1999 avec d’autres rappeurs de la Bay Area le groupe T.W.D.Y. Sa participation à l’album de Tupac figure parmi les étapes de sa carrière que mentionne Wikipédia, avec West Coast Bad Boyz II de Master P (1997).

Personnes dans ce texte

Suge Knight