1995447 mots · 2 min
La réponse à « Ready to Live » : « Booker » sur l'agression
En 1995, l'homme qui avait fait venir Tupac au studio répond dans Vibe. « Booker » rejette toute faute et s'en prend à Tupac.
Original : Déclaration de « Booker », intitulée « Booker on the NY Shooting » dans les archives · Vibe · 1995
« Booker » est l’homme qui, selon « Ready to Live », avait bippé Tupac et l’avait invité, contre rémunération, à la session de Little Shawn aux Quad Studios. Après la parution de l’interview, il a répondu à Vibe par une courte déclaration, qui retourne l’accusation.
Du sang sur la tête, un appel à la police
Booker décrit la nuit en ces termes : il y avait beaucoup de monde au studio, car le bruit avait couru que Tupac arrivait. Tout le monde avait attendu pendant des heures.
Vers minuit, Tupac serait sorti de l’ascenseur, la tête en sang et comme au sortir d’une bagarre. Il aurait couru dans tous les sens de manière hystérique en réclamant la police, et non une ambulance. Il aurait ensuite regardé Booker en affirmant qu’il était le seul à savoir que Tupac venait, et qu’il l’avait donc nécessairement piégé.
Selon Booker, le véritable lâche était Tupac
Au début, affirme Booker, il pensait qu’il s’agissait d’une stratégie de Tupac pour son procès et ne lui en voulait pas. Après l’interview parue dans Vibe, il voit les choses différemment : Tupac utiliserait les médias pour se présenter comme la cible d’un vaste complot. Il croirait à ses propres raps et à ses rôles au cinéma.
Booker rejette l’accusation selon laquelle d’autres personnes auraient pleuré et se seraient jetées au sol. Pour lui, le véritable lâche était Tupac.
Qui était « Booker » : la question reste ouverte
Vibe n’a pas révélé qui se cachait derrière le pseudonyme de « Booker », et aujourd’hui encore, il est impossible de l’affirmer avec certitude. En juin 2011, Dexter Isaac a affirmé avoir été l’un des agresseurs et a désigné James « Jimmy Henchman » Rosemond comme le commanditaire ; Rosemond n’a jamais été inculpé pour ces faits. L’hypothèse selon laquelle « Booker » et Rosemond ne feraient qu’un, souvent avancée dans les cercles de fans, n’est pas étayée.
Le texte de Booker illustre à quel point le climat était empoisonné après l’interview. Au lieu d’éclaircissements, les accusations mutuelles ont prévalu, et Tupac a plus tard évoqué cette nuit-là dans des morceaux comme Against All Odds. L’agression n’a jamais été élucidée par la justice.
Cette page ne restitue les termes de Booker que sur le fond ; la déclaration originale contient des insultes qui ne sont pas citées ici.