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01/09/2000474 mots · 2 min

Le FBI a enquêté sur l'extorsion de rappeurs par la mouvance de la JDL

Pendant deux ans et demi, le FBI a enquêté sur l'extorsion de Tupac et Eazy-E par la JDL : comment The Smoking Gun a révélé les dossiers de menaces de mort.

Original : « Feds Probed JDL For Rap Threats » · The Smoking Gun · sans mention d’auteur · 1er septembre 2000

Le site d’investigation The Smoking Gun a rendu public, le 1er septembre 2000, ce sur quoi le FBI avait travaillé pendant deux ans et demi. Grâce à une demande formulée en vertu de la loi sur la liberté de l’information (FOIA), la plateforme avait obtenu des dossiers administratifs. Le résultat : d’octobre 1996 à mai 1999, la police fédérale a cherché à savoir si des individus issus de l’entourage de la Jewish Defense League (JDL), une organisation militante, extorquaient des stars du rap au moyen de menaces de mort. Les dossiers mentionnent comme victimes Tupac Shakur et Eazy-E (Eric Wright) de N.W.A, mort en mars 1995 des suites du sida.

Classé comme dossier terroriste, clos en mai 1999

Le déroulement d’après les dossiers : le 17 octobre 1996, quelques semaines après la mort de Tupac, le bureau du FBI de Los Angeles a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’informations fournies par « two independent sources ». À partir du 15 avril 1997, une enquête complète a été menée, classée comme affaire de « Domestic Terrorism », car un groupe politique était censé être impliqué. Y ont participé des bureaux du FBI dans plus d’une douzaine de villes, ainsi que les services fiscaux, le LAPD et le Sheriff’s Department.

Le 18 mai 1999, le FBI a clos le dossier. Les faits avaient fait l’objet d’une enquête approfondie (« extensively investigated »), mais les déclarations des deux informateurs n’ont pas pu être confirmées. Les noms des suspects sont restés caviardés, et les documents ne mentionnent pas de menaces concrètes.

Racket de protection plutôt que meurtre : le schéma présumé

Ce que l’article ne dit expressément pas est essentiel : les dossiers ne relient nullement la JDL au meurtre de Tupac. Il était question d’une extorsion de fonds présumée sous couvert de protection, et non des tirs de Las Vegas.

Lorsque le FBI a publié son dossier sur Tupac en avril 2011 dans sa salle de lecture en ligne « FBI Vault », le sujet a refait surface. La Jewish Telegraphic Agency a décrit le schéma présumé plus en détail : des menaces téléphoniques, suivies d’une proposition visant à protéger le musicien dans un lieu sûr contre rémunération. L’extorsion n’a jamais été confirmée, et personne n’a été inculpé dans ce contexte.

Verdict de culpabilité à Las Vegas : aucun lien avec la JDL

Le meurtre de Tupac a été élucidé dans un tout autre cadre : le 31 août 2026, un jury de Las Vegas a reconnu coupable de meurtre au premier degré Duane « Keffe D » Davis, un ancien dirigeant des Southside Compton Crips (la décision n’est pas définitive, situation en octobre 2026). L’affaire n’a rien à voir avec la JDL.