Avant que Los Angeles et New York ne deviennent sa scène, la carrière de Tupac a débuté au nord de la baie de San Francisco. En 1988, il a emménagé avec sa famille à Marin City. C’est là que sa carrière a commencé, avec Leila Steinberg, Digital Underground et la scène locale, dont faisait également partie Earl Stevens, plus connu sous le nom d’E-40. Selon Ambrosia for Heads, tous deux ont fait connaissance après l’installation de Tupac dans la Bay.
Une institution de Vallejo
Earl Stevens est né le 15 novembre 1967 à Vallejo, en Californie. En 1989, il fonde son propre label, Sick Wid It Records, et forme avec sa famille le groupe The Click. Au cours des décennies suivantes, son argot a marqué des générations de rappeurs. E-40 n’apparaît souvent que dans de simples listes d’artistes ayant collaboré avec Tupac, mais leur lien est bien plus profond.
De la Bay Area à Death Row
Leur première collaboration officielle est parue le 14 mars 1995 sur l’album d’E-40, In a Major Way. Dusted ‘n’ Disgusted a été enregistré avec Spice 1, Mac Mall et le chanteur Levitti ; le morceau traite de la loyauté envers son propre groupe, quoi qu’il arrive. La même semaine, Me Against the World de Tupac arrivait dans les bacs alors qu’il était déjà en prison. Les deux albums ont été certifiés disque de platine.
Un an plus tard, Tupac lui rend la pareille. Sur All Eyez on Me (1996), il réunit pour Ain’t Hard 2 Find E-40, B-Legit et D-Shot de The Click, C-Bo de Sacramento et Richie Rich d’Oakland. C’était un hommage délibéré à la Bay Area au beau milieu d’une production Death Row. Mike Mosley a d’ailleurs coproduit les deux morceaux communs. Fin octobre 1996, quelques semaines après la mort de Tupac, une autre collaboration voyait le jour avec Million Dollar Spot, aux côtés de B-Legit sur l’album d’E-40 Tha Hall of Game.
Souvenirs de 1996
Début 2017, E-40 a raconté dans l’émission The Real comment il avait côtoyé Tupac en 1996 lors du tournage du clip de son morceau Rapper’s Ball. À propos de la méthode de travail de Tupac, il a déclaré que celui-ci allait en studio et enregistrait « six ou sept morceaux en une journée », « c’est comme ça qu’il travaillait ».